Située sur le front de mer de la ville d’Alger, dans le quartier connu sous le nom de « Qaâ Es-Sour », la batterie de canons (At-Tabana) a été édifiée en 1576 par Mami Arnaout, l’un des célèbres capitaines de la marine algérienne de l’époque, sur ordre de Ramdane Pacha. Sa construction avait pour objectif de renforcer le système défensif de la ville et de protéger sa façade nord-ouest contre toute invasion ou attaque maritime. Cette batterie est composée de quatre pièces d’artillerie alignées sur les remparts et orientées vers la mer, faisant d’elle un élément essentiel des fortifications défensives de la ville.

Le quartier de « Qaâ Es-Sour », où se situe aujourd’hui le Palais des Raïs, constitue l’unique témoin de l’extension urbaine de la Casbah d’Alger vers le littoral. Il reflète un pan important de l’histoire maritime et militaire de la ville durant la période ottomane.

Ce quartier comprend trois palais – le Palais 17, le Palais 18 et le Palais 23 – ainsi que des espaces ouverts, des passages couverts (sabat), la batterie de canons, les maisons des marins, la mosquée de Qaâ Es-Sour et le chemin de ronde.

Le site a été classé monument historique en 1909. Il fait également partie du secteur sauvegardé de la Casbah d’Alger, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Historique