Palais18
La construction du Palais 18 remonte à l'année 1750. En 1798, il fut acquis par le Dey Mustapha Pacha, qui en fit sa résidence à partir de 1800. À cette même époque, le Palais 23 fut édifié à ses côtés, tandis que le Palais 17 fut construit dans la partie orientale du quartier. Durant la période de l'occupation française, le Palais 18 servit de résidence au duc d'Aumale et fit l'objet de plusieurs modifications architecturales, notamment la réalisation d'un sol en mosaïque dans le salon, ainsi que d'autres transformations ayant altéré le caractère d'origine du monument. Par la suite, il fut utilisé comme résidence du consul des États-Unis d'Amérique, avant d'être transformé en pensionnat pour jeunes filles.
Palais 23
Le Palais 23 se distingue du Palais 18 par les matériaux utilisés dans sa construction. Il repose notamment sur des colonnes en grès, qui lui confèrent une structure plus robuste et un caractère architectural particulier. Ses espaces sont également ornés de carreaux de céramique aux formes et aux couleurs variées, apportant une richesse décorative et une valeur esthétique à ses murs et à ses sols.
Les maisons des marins
Au nombre de six, ces maisons ont été numérotées durant la période coloniale. Elles se distinguent par la sobriété de leur architecture et la simplicité de leur décoration. Elles servaient de point de départ et de retour aux Raïs dans le cadre de leurs missions maritimes, témoignant ainsi de leur étroite relation avec la vie quotidienne et les activités maritimes de l'époque.
Palais 17
Le Palais 17 est le plus petit des palais composant l'ensemble architectural du site. Il abrite un espace archéologique comprenant un bain romain, ainsi que des colonnes d'époque romaine qui ont été réemployées dans la construction du palais.
Sabbat « Pour ne pas oublier »
Le sabbat « Pour ne pas oublier » est un passage couvert intégré au tissu urbain du site. Il a été aménagé en espace de mémoire, où sont exposées des sculptures commémorant les martyrs de la guerre de Libération nationale. Ce lieu symbolique conjugue ainsi sa fonction architecturale avec une vocation documentaire et mémorielle, tout en perpétuant le souvenir de la résistance nationale dans la mémoire collective.
Le Chemin de Ronde
Le chemin de ronde a été aménagé durant la période coloniale afin de renforcer les défenses de la forteresse du côté de la mer. Il servait également de passage aux gardes chargés de la surveillance et de la protection du site. Offrant une vue dégagée sur l'Amirauté et le port de Kheireddine, ce chemin de ronde revêtait une importance stratégique, permettant de contrôler et de surveiller les abords maritimes du monument.
Al-Jazwa - Cave de la maison n° 15
Cet espace a été aménagé en café traditionnel accueillant les visiteurs. Il constitue un lieu de détente et de repos tout au long du parcours de visite, tout en préservant son caractère architectural d'origine et en remplissant une fonction à la fois touristique et culturelle.
Le Bastion culturel (maison n° 5)
Cet espace a été aménagé pour accueillir les rencontres entre écrivains et artistes. Il sert également à recevoir les délégations officielles, faisant ainsi de ce lieu un espace où se conjuguent activités culturelles et échanges protocolaires au sein du Palais des Raïs.
La batterie d'artillerie
La batterie d'artillerie occupait une position stratégique et constituait un élément essentiel du dispositif défensif de la ville, chargé d'assurer la protection de son flanc nord-ouest. Elle a été édifiée à partir de pierres provenant de sites romains, choisies pour leur solidité et leur grande résistance aux impacts des projectiles. Elle comprend quatre embrasures destinées à accueillir des canons, témoignant de sa fonction militaire dans la défense de la ville.






